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  • Olivier Panisset

La maladie de Crohn,RCH,MICI En Naturopathie


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Les MICI (Maladies Inflammatoires Chroniques de l’Intestin) regroupent diverses pathologies dont les plus connues sont la maladie de Crohn et la RCH (Recto-Colite Hémorragique).



 Différence entre Crohn-RCH-MICI-Naturopathie-Lyon-dysbiose-colopathie foncionnelle -intestin-alimentation saine- aromathérapie-phytothérapie- microbiote- Nutrition-bowel disease- fasting- jeûne

Elles se caractérisent par l’inflammation de la paroi d’une partie du tube digestif.

Dans la maladie de Crohn, l’inflammation peut être localisée dans tout le tube digestif,

de la bouche à l’anus, le plus souvent au niveau de l’intestin.

Dans la RCH, l’inflammation est localisée au niveau du rectum et de la partie la plus distale du colon.

Cette inflammation incontrôlée est responsable de lésions tissulaires et de la chronicité de la maladie.


La maladie de Crohn est un dérèglement auto-immun entrainant une destruction des cellules intestinales.

En naturopathie, on considère que la maladie de Crohn est la résultante d’une porosité intestinale qui induit le passage d'agents pathogènes dans le sang entrainant une réaction inflammatoire, les différentes pathologies dépendront des cartes génétique de chacun.

Les causes peuvent cependant être multifactorielles: alimentation, stress…


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Une maladie de civilisation?




"Les MICI sont le plus souvent diagnostiquées entre 20 et 30 ans. Toutefois, elles peuvent survenir à tout âge et 15% des cas concernent des enfants.

Leur fréquence varie considérablement d’un pays à l’autre, les incidences les plus importantes étant retrouvées dans les pays industrialisés, notamment en Europe du Nord-Ouest et aux Etats-Unis. De manière générale, l’incidence augmente avec le niveau de développement socio-économique des pays, de sorte qu’elle croit fortement en Asie, au Moyen-Orient, en Afrique du sud ou encore en Inde.


Plus de 200 000 personnes concernées en France


Les signes et symptômes de la maladie de Crohn peuvent aller de légers à graves. Ils se développent généralement progressivement, mais apparaissent parfois soudainement, sans avertissement. Vous pouvez également avoir des périodes sans aucun signe ou symptôme (rémission).

Lorsque la maladie est active, les signes et symptômes peuvent inclure, entre autre :

  • La diarrhée

  • Fièvre

  • Fatigue

  • Douleurs abdominales et crampes

  • Du sang dans vos selles

  • Plaies buccales

  • Diminution de l'appétit et perte de poids

  • Douleur ou drainage près ou autour de l'anus en raison d'une inflammation d'un tunnel dans la peau (fistule)

Autres signes et symptômes

Les personnes atteintes de la maladie de Crohn sévère peuvent également présenter :

  • Inflammation de la peau, des yeux et des articulations

  • Inflammation du foie ou des voies biliaires

  • Calculs rénaux

  • Déficience en fer

  • Retard de croissance ou de développement sexuel chez les enfants


Quand consulter un médecin

Consultez votre médecin si vous avez des changements persistants dans vos habitudes intestinales ou si vous présentez l'un des signes et symptômes de la maladie de Crohn, tels que :

  • Douleur abdominale

  • Du sang dans vos selles

  • Nausée et vomissements

  • Des épisodes de diarrhée en cours qui ne répondent pas aux médicaments en vente libre (OTC)

  • Fièvre inexpliquée durant plus d'un jour ou deux

  • Perte de poids inexpliquée

Les causes sont diverses et multiples:


  • Perturbation du microbiote

  • Prédisposition génétique

  • Causes immunologiques, où le corps s’auto-attaque, comme dans une sorte de désapprobation du « soi » ou de « non-reconnaissance »,

  • Causes infectieuses,

  • Facteurs environnementaux(mode de vie, alimentation, tabac pour la maladie de Crohn…),

  • Perturbations des mécanismes de l’inflammation,etc…

  • Stress


Plusieurs critères pour un diagnostic

Le diagnostic des MICI repose sur plusieurs critères cliniques, biologiques et d’imagerie médicale.

Lorsque des symptômes cliniques évoquent une MICI, un bilan biologique est réalisé en premier lieu. Il permet de détecter un syndrome inflammatoire grâce au dosage sanguin de la protéine CRP et de rechercher la présence de calprotectine dans les selles. En effet, cette dernière se retrouve dans les selles uniquement en cas d’inflammation sévère de l’intestin (celle-ci entraînant une destruction de l’épithélium intestinal qui permet le passage de la molécule à travers la paroi intestinale). Si l’augmentation du taux de calprotectine n’est pas spécifique aux MICI, elle permet de discriminer une MICI d’un trouble fonctionnel intestinal. Cet indicateur sert également au suivi de la maladie et à l’évaluation de l’efficacité du traitement mis en place.


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L’examen de référence pour le diagnostic est l’endoscopie digestive. Elle permet de rechercher la présence et la localisation de lésions du tube digestif, ainsi que de réaliser des prélèvements. Si nécessaire, une entéro-IRM (ou IRM abdominale) peut compléter l’examen pour étudier plus finement l’intestin grêle. L’utilisation de vidéocapsule, une gélule à avaler munie d’une mini-caméra, permet également d’observer l’intestin grêle inaccessible à l’endoscope.

Dans la rectocolite hémorragique, l’inflammation touche exclusivement le rectum et le côlon. On observe une atteinte continue avec une muqueuse rouge, fragile, saignant facilement, avec des micro-ulcérations et du pus.

Dans la maladie de Crohn, l’atteinte est discontinue : des segments de muqueuse touchée alternent la muqueuse saine. L’examen peut également révéler des rétrécissements de la lumière intestinale (sténose) ou une fistule, notamment de la région ano-périnéale. L’ensemble du tube digestif peut être concerné. "(source:INSERM)


Comment en sommes nous arrivés-là?


A ce jour entre le stress (psychologique, environnemental) et notre alimentation, il serait difficile de dire que nous ne souffrons pas de dysbiose intestinal avec des grades et symptômes différents en particulier dans les pays industrialisé, occidentaux.

De plus en plus de personnes se rendent compte que notre alimentation n’a plus rien à voir avec celle de nos grands et même arrières grands parents,

Nos habitudes alimentaires ont plus changé au cours des 50 dernière années qu’en 5000 ans. Nous constatons une évolution dans le mode de consommation et de notre rapport sur la santé

Un malade à ce jour à besoin d'une prise en charge INTEGRATIVE, dans laquelle collaborent médecins ou gastroentérologues, ostéo/chiro/kiné, naturopathe, sophro/psy, acupuncteur,...


PETIT RECAP:

Les système digestif et son fonctionnement Ce que vous mangez passe: - Par la cavité buccale, dans laquelle la digestion commence, essentiellement par l’action des amylases salivaire (amidons), et le broyage mécanique grâce à notre mâchoire. - Dans l’œsophage pour se rendre dans l’estomac qui aura une action mécanique (par contraction pour malaxer les aliments) et chimique (l’acide chlorhydrique et une enzyme (pepsine) seront là pour décomposer les protéines en acides aminés).


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- Dans le duodénum où le foie, la vésicule biliaire et le pancréas déverseront par des canaux de la bille pour digérer les acides gras et des enzymes digestives permettant la digestion des graisses, sucre et protéines. - Dans le jéjunum, l’iléon et le gros intestin où la plus grande partie de l’assimilation des aliments sera faite. - Dans le colon, réabsorbant l’eau et éliminant principalement les fibres (non digérés). Tout ce que vous mangez, avant de se retrouver dans le flux sanguin passe toujours par le foie via la veine porte. Le foie, tout comme le rein, est une centrale d’épuration du corps. Pour la maladie de crohn il est important de comprendre que le foie sera aussi à surveiller de près. Le nettoyage sanguin se fera ensuite par le système lymphatique, nécessaire au fonctionnement du système immunitaire en drainant des nutriments, des protéines en excès; toutes sortes de déchets issus des cellules ainsi que des micro-organismes qui se sont infiltrés à travers les barrières de protection. la lymphe est ensuite entraînée dans les vaisseaux lymphatiques afin d’être traitée par les ganglions pour revenir dans la circulation sanguine pour finalement être éliminée par les reins Le corps fonctionne dans son ensemble. Il ne faut pas s’attacher à un système mais à l’organisme entier afin de retrouver l’homéostasie du corps.



La génétique et l'épigénétique dans tout ça?

Il existe en effet des terrains génétique favorisant le développement de différentes pathologies auto-immunes telles que la maladie de crohn, mais nous savons, avec l’aide de l’épigénétique, que l’expression de nos gênes peut être modulée par notre hygiène de vie.

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- Alimentation

- Rythme de vie/sommeil

- Activité physique

- Relation sociales

- Niveau de satisfaction

- Pollution, perturbateur

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Le facteur génétique ne serait pas suffisant à lui seul pour expliquer l’augmentation de fréquence de cette pathologie dans les pays occidentaux, que nous appelons maladies de civilisations (le terme me semple important). Les facteurs de vie sont certainement aussi importants que la génétique pour de nombreuses pathologies.



Le sang et les glaires/mucus dans les MICI


Le mucus provient d’une inflammation chronique qui pousse le corps à produire une secrétion visqueuse et translucide (fluide aqueux) complexe qui doit ses propriétés viscoélastiques, lubrifiantes et hydratantes à la glycoprotéine mucine (essentiellement).


Le mucus ne constitue pas seulement une barrière physique face aux organismes présents dans la lumière intestinale, c'est aussi un inhibiteur de leur adhésion aux cellules épithéliales.

Le mucus brut est une sécrétion complexe qui contient non seulement de la mucine gélifiante mais aussi des cellules desquamées, des débris cellulaires, des lipides, de l'ADN et des protéines emprisonnées dans le gel.

Bien qu’il soit produit par l'hôte pour protéger la surface de l’épithélium gastro-intestinal, il peut aussi favoriser la colonisation par des micro-organismes de la flore naturel ou pathogènes en fonctionnant comme source de nutriments et comme matrice dans laquelle ils peuvent proliférer. Il peut y avoir accumulation dans le gel lorsque la vitesse à laquelle les organismes se multiplient dépasse la vitesse à laquelle ils sont expulsés


Les modifications de composition de la mucine au cours de la maladie peuvent altérer ses propriétés et permettre aux micro-organismes présents dans l'intestin de se fixer sur ou d'envahir la muqueuse, contribuant ainsi à la chronicité de la maladie.


Maladie de Crohn et douleurs articulaires et associées

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Il faut comprendre que la maladie de crohn est une maladie qui crée un terrain inflammatoire généralisé qui peut, de ce fait, affecter d’autres organes et système tel que la fonction ostéo-articulaire.

La porosité intestinale laisse passer de nombreuses molécules, dont des peptides qui se retrouvent dans la circulation sanguine. Les fonctions immunitaires peuvent être altérées par cette réaction inflammatoire massive, entrainant des manifestations rhumatologiques


Il se peut également que ce processus inflammatoire chronique porte atteinte au système nerveux et entraine une dysfonction de perception de la douleur.


Ce processus entraine un déséquilibre acido-basique sanguin, entrainant l’activation du système tampon où des acides peuvent se déposer sur des endroits très spécifiques comme les articulations, tendons… et créer une inflammation chronique.



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L'impact du STRESS sur la maladie


Nous avons de nombreux précurseur des neurotransmetteurs qui proviennent de notre intestin.

La sérotonine notamment, au-delà de ses nombreuses fonctions, est considérée comme étant l’hormone du bonheur et du bien-être. 80% de cette hormone est synthétisée par l’intestin, le lien est de ce fait évident.

Le corps subit également un stress chronique, entrainant la sécrétion d’une hormone du stress :

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Le cortisol. C’est une hormone qui altère les fonctions intestinales, immunitaires, thyroïdiennes, cardiaques, circulatoires, hormonales,... Elle est produite par les glandes surrénales.


Le corps ne fait aucune distinction entre un stress oxydatif inflammatoire et un prédateur qui chercherait à vous attaquer. Les cascades hormonales qui en découlent sont les mêmes (via l’axe hyptolamo hypophyso surrénalien). L'augmentation de cortisol, si elle devient chronique, entraine une porosité intestinale et l’activation des maladies auto-immune.

Un « STRESS » mal vécu aura pour conséquence la perturbation de la sécrétion surrénalienne, pouvant ainsi entrainer l’apparition de pathologies comme le crohn.


Pratiquer des activité manuelles, jardinage (nature), yoga, activité physique, sophrologie, méditation, emdr, eft, psychologique, massages, cohérence cardiaque, acupuncture, phytothérapie, aromathérapie…


Il n’existe pas une technique pour lutter contre le stress mais une multitude. Il sera judicieux d’en combiner plusieurs et d’essayer d’être régulier.



Activité physique


Il est bien connu que l’exercice permet de réduire la mortalité, toutes causes confondues. Ses avantages sont bien établis dans les maladies gastro-intestinales. L'exercice d'intensité légère à modérée a été associé à une diminution du risque de constipation, de maladie intestinale.

Des études menées auprès de populations autres que des MICI ont démontré qu'en intensité faible à modérée, il améliore la fonction immunitaire. On a émis l'hypothèse qu'une activité physique exerce un effet anti-inflammatoire à la fois en diminuant la graisse viscérale et en libérant des cytokines pro-inflammatoires et en libérant des myokines telles que l'interleukine (Protéine sécrétée par les lymphocytes, activant la réaction immunitaire) à chaque séance d'exercice.

ll a été démontré que l’activité physique augmentait la libération de peptides de type glucagon, associés à la réparation de la muqueuse intestinale endommagée.


Des études ont démontré que l'exercice physique réduisait l'expression de cytokines pro-inflammatoires dysfonction barrière intestinale induite par le stress (cortisol)

Le sport fera un effet d’équilibrage dans un certaines régions suractivé et d’autres sous activés. Ce qui aura pour impact une diminution du stress psychologique et physiologique, diminuant le cortisol (augmente la porosité intestinal)


L'exercice peut apporter des avantages supplémentaires tels que des améliorations du sommeil, de l'humeur et du système immunitaire dans son ensemble


Il conviendra de faire un sport modéré et non intense!

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L’activité sportive de haute intensité induit souvent une ischémie intestinal, provocant une diminution de la circulation sanguine intestinal, pouvant entrainer des complications sur le système intestinal.

Je conseil une pratique douce comme le yoga hâta, chi Kong, piscine, marche rapide... à adapter en fonction des symptômes et des besoins et envies.


Le régime FODMAPS


FODMAP signifie Fermentable Oligosaccharides, Disaccharides, Monosaccharides et Polyols, qui sont des hydrates de carbone à chaîne courte et des alcools de sucre.


Ce régime est effectivement très intéressant car il retire de l’alimentation l’ensemble des aliments fermentescibles et irritants pour l’intestin. C’est une alimentation transitoire pour soulager les malades du crohn mais l’ensemble de ces fibres retirées sont composées de substances pré biotiques des fibres végétales que nous ne digérons pas, mais qui servent de nourriture aux bactéries intestinale


En continuant sur une longue période ce régime, nous n’alimenterons pas suffisamment nos bactéries intestinales pourtant essentielles pour le Crohn: 80% de notre système immunitaire vient de ce microbiote intestinal. Dans le cas de maladies intestinales (MICI), il y a une dysbiose intestinale qui résulte en une flore bactérienne plus pathogène que bénéfique.

L’alimentation FODMAP est une approche intéressante pour diminuer les symptômes en phases inflammatoires mais ne me semble pas intéressante sur du long terme.


Alimentation et MICI


Il y a un lien évident entre l’alimentation et la maladie de crohn, RCH et MICI.

Des aliments comme le gluten ou les produits laitiers sont des protéines qui peuvent être mal digérées par notre appareil digestif, (la caséine et la gliadine). Dans la porosité intestinale, il y a un contact entre les milieux extérieurs (lumière intestinal) et intérieurs (sang, lymphe, liquide extracellulaire) qui entraine une dysfonction du système inflammatoire et immunitaire de l’organisme.

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De nombreuses études génétiques et bactériologiques ont montré que la flore intestinale était le facteur essentiel du processus inflammatoire de Crohn chez les individus génétiquement prédisposés

L’alimentation n’est pas le seul facteur, il est l’axe prioritaire mais la maladie de crohn est une maladie à caractère multifactoriel.



EXEMPLE DE PROTOCOLE A METTRE EN PLACE


Je préconise une alimentation dite hypotoxique, à adapter en fonction de chaque personne basé beaucoup sur les travaux du docteur Seignalet et des dernières avancés scientifiques.


THERAPIE NUTRITIONNELLE


Gluten


Le gluten est une protéine issue de la transformation du blé et de certaines céréales.

La transformation génétique du blé l’a fait muter de 7 à 46 chromosomes à ce jour.

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La transformation est bien trop rapide pour que nos enzymes et bactéries puissent le digérer correctement.

Le gluten (la gliadine), est non dégradé par notre capacité enzymatique. Une fois dans l’intestin cette macro protéine se comporte d’un point de vue structurel comme une boule de bowling, venant agresser la membrane de l’intestin (épais comme un papier de cigarette).

De plus la gliadine est un des peptides qui active le plus la zonuline une hormone qui active les jonctions serré de l’intestin en les ouvrant, créant ainsi une porosité intestinale.


On peu très bien ne pas être cœliaque (intolérant au gluten) et avoir malgré tous des effets délétères du gluten sur l’organisme. Il y a de nombreuses formes silencieuses de maladies cœliaque chez des adultes (dans une étude sur les donneurs de sang)

De plus, sur le système nerveux central, le gluten, en occupant et en saturant les récepteurs, va alors entraîner des dérèglements du comportement (stress, dépression, hyperactivité, fatigue chronique etc.) et favoriser le développement de maladies dégénératives du système nerveux central.

Le gluten active une perméabilité chez tous les individus et encore plus chez les malades cœliaque.



Produits raffinés


Les produits raffinés pour les industrielles sont intéressants car cela facilite leur conservation et leur préparation.

En revanche, pour l’intérêt nutritionnel, c’est ce que l’on appelle une « calorie vide » dénuée de valeur nutritionnelle (vitamines, fibres, protéines).

Il apportent plus d’énergie que de matériel nutritionnel et favorise de nombreux désordre physiologique (hyperglycémie, diabète, inflammation, fermentation, obésité, hormonales.).


Sur un crohn il y aura des nuances à faire, car l’intestin est irrité avec une membrane fragilisée. Les fibres issues des céréales complètes ont pour intérêt de «nettoyer " l’intestin pour ré-activer son péristaltisme. Sur un crohn, cela aura pour effet de passer une brosse sur une cicatrice ou coupure, il faudra donc privilégier les céréales raffinés en crise inflammatoire, apporter du semi-complet hors crise inflammatoire et une fois le terrain rétabli, du complet.


Tout est une question de timing et de ressenti. Le thérapeute devra suivre un malade de crohn avec attention, écoute et bienveillance.


Céréales


Les céréales sont composés majoritairement de polysaccharides, sucres complexes, et contiennent de nombreux anti-nutriments :


Les lectines

Une consommation plus élevée de lectines peut entraîner des lésions intestinales, une dégradation des bactéries intestinales.

Les phytates (acide phytique) sont un anti-germinatif qui offrent une défense face aux agressions extérieur.

Une fois ingérés, ces phytates se lient avec les minéraux (magnésium, zinc,...) et empêchent leur assimilation.

Il faudra nuancer l’effet de l’acide phytique: Quand il est mélangé avec d’autres aliments, son action peut se neutraliser.

En conclusion j’invite à limiter la consommation de céréales riches en gluten (famille de protéines mal métabolisées par l’organisme: Blé, épeautres, kamut, seigle, orge, mais, sorgho, millet, avoine).


Nous privilégierons des céréales comme le quinoa et le sarrasin, considérés comme des pseudo céréales (graminées), l’amarante, le teff ainsi que le riz basmati (indice glycémique plus bas)


Produits laitiers


Les produits laitiers sont à exclure, pour de multiples raisons.

Il faut bien comprendre que ces pathologies sont des maladies de civilisation.

Les pathologies dites auto-immune, chroniques et intestinales sont majoritairement retrouvées dans les pays développés.

La plus grande partie du monde ne mange pas, ou très peu, de produits laitiers.


Les produits laitiers ont un impact réel sur le crohn, car la caséine est une protéine mal métabolisée par l’organisme (macro-protéine) qui va se retrouver dans la lumière intestinale. Elle aura pour impact d’irriter tout le tube intestinal, entrainant ainsi une porosité intestinal.

Ces peptides passant la barrière intestinale seront reconnus comme des antigènes et le système mettra en place une réaction immunitaire contre les protéines. En faisant cela nous déréglons le système immunitaire et activons un processus inflammatoire.

Les produits laitiers sont aussi une source très importante d’acide gras saturé qui pourrait activer un processus inflammatoire systémique.

Nous pourrions également parler de l’IGF1, l’hormone de croissance présente dans les produits laitiers. En effet il faut bien avoir en tête que le veau ne prend pas 10, ni 40 kg par an, mais 150! Les produits laitiers font partie des substances avec le plus grand taux d’hormones exogènes.

Nous pourrions également parler du calcium, et de son mythe mais cela n’est pas le sujet.


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Nous sommes la seule espèce sur terre à consommer les produits laitiers d’une autre espèce et en plus en consommer à l’âge adulte.

Chez l’homme comme chez tous les mammifères, le lait maternel est la base de l’alimentation des jeunes enfants, mais une fois plus grand et adulte, la majorité des individus perdent cette capacité à métaboliser le lactose.

Les structures de composition du lait humain et celles d’une autre espèce n’ont rien à voir (Le rapport taux phosphore/calcium, acides gras insaturés/saturés etc...).


Les nouvelles recommandations nutritionnelles santé du Canada ont purement et simplement retiré les produits laitiers de leurs recommandations.


Je finirais pas une citation de Darwin: "le lait de la femme est fort bien adapté aux besoins du jeune enfant, alors que le lait de vache, fort bien adapté aux besoins du jeune veau."


Protéines animales


Les protéines animales sont par de nombreuses études montrées du doigt pour toutes pathologies MICI.

La protéine animale contiendrait de nombreuses bactéries pathogènes favorisant une dysbiose intestinal et augmentant la flore de putréfaction.

Elles seraient aussi liées à un apport important de molécules toxiques (glycoalcaloides, xéno-oestrogene, et nitrates)

Elles sont riches en acides gras saturés ( inflammatoire en excès)


La sur-cuisson aussi sera un réel problème car elle entraine une réaction pro-inflammatoire et cancérigène appelé la réaction de Maillard.

La réaction de Maillard est une réaction chimique que l'on peut observer lors de la cuisson d'un aliment. Elle correspond à l'action des sucres sur les protéines qui les font par exemple brunir à la cuisson, ce qui contribue notamment au goût des viandes rôties.

Des études ont démontré la corrélation entre les pathologies intestinales et les protéines animales, Il faudra dans la mesure du possible les diminuer, ou mieux, les supprimer.

L'un des intérêts des protéines animales c’est de ne contenir aucune fibres et donc d'être plus facile à digérer pour les MICI mais il faudra comprendre que cela dépendra du moment, et que sur le long terme une grande consommation ne sera pas intéressant

J’insiste sur le fait que cela dépendra du moment, du ressenti, et du stade de la maladie.

Il ne faudra pas générer de la frustration.


Soja


Le soja est un cas complexe :

Je ne parlerai pas de son action « phyto-œstrogène » plus précisément isoflavone car à ce jour les études ne sont pas claires sur sa réelle action hormonale. De ce fait je tacherai de rester sur son impact intestinal.


Ce végétal a un intérêt nutritionnel important mais dans le cas des MICI, il est à consommer avec modération car il contient des saponines et des lectines qui ont une action de «détergent» créant une perméabilité et une inflammation des muqueuses intestinales.

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Il contient également des inhibiteurs de protéases, des enzymes qui détruisent les protéines en coupant leurs liaisons peptidiques (digestion des protéines).

Les études suggèrent que les inhibiteurs de protéases seraient associés au développement des pathologies digestives et immunitaire. (crohn, RCH, colon irritable et pancréatite).

Il faut préciser qu’une grande majorité de ces inhibiteurs sont en revanche détruits par la cuisson.


Le soja fermenté lui apporte de nombreux bénéfices (miso, lactofermenté.) car la fermentation désactive les propriété antinutritionnelles du soja qui sera donc beaucoup plus digeste et apportera un grand nombre de probiotiques.


Le soja est donc à consommer avec précaution et occasionnellement. Il conviendra de favoriser le lacto fermenté pour cette pathologie.


Légumineuses


Comme le soja, elles sont une excellente source de nutriments mais sont très fermentescibles, donc difficiles à digérer dans un contexte de pathologie digestive.

Elles contiennent également des saponines et des lectines.

Donc en période inflammatoire, les éviter et en prendre occasionnellement hors période inflammatoire.


Sucres


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Le sucre, le vrai sucre est celui des fruits. Je prends souvent l’image auprès des personnes que j’accompagne d’une ile déserte ou d’une forêt, en leur demandant où ils chercheraient si ils avaient une envie de sucre.

Les autres sucres en excès (saccharose, farine planche, pain blancs, galettes soufflé, jus de fruits) on une action pro-inflammatoire, hyperglycémiante et déséquilibrent les fonctions hormonales et celles du système nerveux central.


En excès, le glucose est connu comme un activateur d'absorption. L'absorption d'une partie importante du glucose par des jonctions serrées augmente la perméabilité des jonctions.

De plus le sucre induit une perturbation de la flore microbienne, car c’est aliment de choix pour les levures et champignons comme le candida albican.


Les jus de légumes


Les jus de légumes sont pour les maladies intestinales une source incroyable de vitamines de minéraux qui ne nécessitent pas un processus digestif important.

Il fera partie intégrante d’un accompagnement pour les MICI.

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L’intérêt est que les jus de légumes ont la capacité de dissocier les fibres et le jus.

Dans le cas d’un crohn, l’inflammation du grêle empêche une bonne assimilation des nutriments (risque d'anémie, perte de poids, fragilité de la peau, des cheveux, déminéralisation…).

Il faudra bien faire attention de garder le proportions pour un jus de

- 90% légumes

- 10% fruits

(Toujours ajouter du gingembre et du curcuma pour leur effet anti-inflammatoire.)



Aliments à favoriser


Légumes (en crise inflammatoire toujours privilégier les légumes cuits et des légumes doux (courgettes, carottes, haricots verts...)

Fruits

Oléagineux, (de préférence pré germés pour enlever l’acide phytique et vérifier sa tolérance), à éviter en poussée inflammatoire (trop de fibres)

Graines (faire attention au petite graines elles peuvent se loger dans les interstices, le moudre de préférence ou mixer)

Céréales sans gluten et faible en prolamine

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Patate douce

Farine sans céréales (amandes, coco, lin.)

Lait végétaux

Tisane (thym, guimauve, menthe poivrée...)

Omega3 (lin, cameline, perilla.) (stresse et anti-inflammatoire)

Alimentation lactofermenté (miso, légumes lactofermentés, kombucha)

Epices (curcuma- gingembre)

Jus de légumes


il faudra tenir compte des proportions à chaque moment de la maladie. En poussée inflammatoire, augmenter la part de riz (par exemple) et diminuer celle des légumes car trop de fibres. Hors période inflammatoire plus de légumes cuit que de céréales.


Les protéines animales sont à diminuer ou supprimer pour un temps (en fonction de la personne et de la période inflammatoire). Privilégier les petites poissons, volailles et œufs (si bonne digestion)



Aliments à éviter


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Protéines de viandes rouges (porc, bœuf, veau, agneau)

Sucres raffiné ou sucre cachés (farine blanche, jus de fruits) calorie vides

Gluten

Produits laitiers

Cuisson (micro-onde et cocotte-minute)

Café, Chocolat et thé (à prendre occasionnellement ce sont des alcaloïdes mal reconnu par le système digestif

Aliments trop transformés

Pas de fruits ou de sucre après le repas (trop vite fermentés, il conviendra de les prendre 30 min avant repas ou en dehors de repas)

Alcool

LISTE NON EXHAUSTIVE


L’alimentation d’un malade de Crohn dépendra toujours de la personne, de sa maladie et de son vécu: il n’existe pas d’alimentation parfaite. Elle devra être adaptée au bon moment.

Ce sont des recommandations globales, il faudra tenir compte d’un axe global à l’aide la médecine intégrative

L’alimentation doit rester simple et un plaisir

Il ne faut pas le voir comme une éviction mais comprendre que la majorité de la population humaine ne consomme pas, ou peu, de produits laitiers, de gluten et de protéines animales.


LE JEÛNE


Le jeûne est je pense une des techniques les plus intéressante pour les pathologies digestives.

En 2016 le chercheur Yoshinori Ohsumi à découvert un processus appelé "Autophagie cellulaire".

Cette découverte nous explique que nos cellules ont besoin de temps pour se réparer.

L’autophagie se produit dans le cytoplasme des cellules à l’aide des lysosomes. Elle sert à éliminer certaines régions toxiques contenues dans la cellule, voire la conduire à la mort pour éviter de propager une infection et permettre également le renouvellement cellulaire

De nombreuses études sont en cours sur les effets thérapeutique du jeûne. Le MIT a publié en 2018 une étude d’un biologiste qui explique :

« Le jeûne a de nombreux effets sur l’intestin, incluant la stimulation de la

Régénération des cellules ainsi que des utilisations potentielles dans tout type de

Maladie qui touche l’intestin, comme les infections ou les cancers », explique

Omer Yilmaz, biologiste au MIT.

Le jeûne induit un changement métabolique dans les cellules souches intestinales, de l’utilisation des glucides à la combustion des graisses, l’effet est une amélioration globale des cellules.


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Il faudra en revanche être prudent sur la démarche à venir pour chaque personne en fonction de son état tant physique et émotionnel

Se lancer dans jeûne sans préparation et si son état de santé ne le permet pas pourrait être plus délétère que bénéfique

Le jeûne peut être commencé par un jeûne intermittent de 16h (sauter le petit déjeuner) dans un premier temps.

Puis des jeûnes de 24h, hebdomadaire

Et si on le souhaite avec un accompagnement sur 3 jours et plus

Le jeûne est une pratique exceptionnel et très simple mais qui ne se pratique pas sans connaissance et précautions préalables en fonction de son état.

Je vous invite à prendre contact avec un thérapeute pour un suivi.



Compléments alimentaire de base


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Microbiote intestinal


Le microbiote intestinal est un écosystème complexe qui comprend l’ensemble des êtres unicellulaires hébergés dans le tube digestif, principalement des bactéries mais aussi des virus, des champignons.

Il se retrouve partout sur notre peau, nos muqueuses: gorge, nez, vagin, etc.

Le microbiote intestinal, qui abrite le plus grand nombre de bactéries de notre corps, était et est encore parfois appelé, la "flore intestinale".

Il est composé de près de 100.000 millions de bactéries, soit dix fois plus que l'ensemble de nos propres cellules!

La plus grande partie est qualifiée de probiotique, c'est à dire "qui favorise la vie".

· le microbiote résident constitué dès la naissance, se diversifiant et se conservant toute la vie ;

Il pèse en moyenne 1,5 kilos (le même poids que le cerveau!) près de 80% des bactéries intestinales vivent dans nos intestins et se nourrissent de ce que nous avalons.


Des études ont démontré le rôle fondamental qu'il joue dans la physiologie intestinale mais aussi dans la santé humaine de façon plus générale, comme un véritable «organe caché».


Dans le cas d’une perméabilité de la muqueuse intestinale, les probiotiques peuvent jouer un rôle essentiel dans l’inflammation. Il est possible que l’administration de probiotiques puisse limiter les dommages pathologiques et une aggravation des symptômes par la stabilisation de la barrière intestinale.



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Rôle:

Protecteur

- Modulation du système immunitaire

- Réduction de la perméabilité intestinale

- Inhibition de l’adhésion de certains pathogène

- Sécrétion de substances anti-microbiennes : acide lactique…


Régulateur

- Normalisation du PH

- Maintien du transit

- Renforcement de la muqueuse intestinale et de régéneration des cellules épithéliales


.1. Effet barrière et fonctions immunitaires

Il existe dans la lumière intestinale une compétition pour les nutriments et les sites d’adhérence épithéliaux entre pathogènes et bactéries commensales

. Par ailleurs, le microbiote est capable de stimuler la production de peptides antimicrobiens par les cellules épithéliales

. Il induit la production IgA sécrétoires et favorise le bon fonctionnement des jonctions serrées entre les cellules épithéliales, ce qui diminue l’invasion par des bactéries pathogènes.


Développement et la maturation du système immunitaire.

Immunitaire 70-80%


Chez Les malades de RCH et crohn, différentes populations bactériennes sont modifiées (dysbiose)

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- Des bactéries potentiellement pathogènes plus abondantes (telles que Escherichia coli, Listeria monocytogenes, Yersinia, enterocolitica et Mycobacterium paratuberculosis enterobacteriaceae, Pasteurellaceae, Veillonellaceae et Fusobacteriaceae)


- La concentration de bactéries bénéfiques (Erysipelotrichales, Bacteroidales et Clostridiales) est diminuée à la fois en espèces et en proportion.


- Un champignon, le "Candida tropicalis" serait plus élevé chez les patients atteints d’inflammation intestinal.


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Ré-ensemencer la flore intestinal avec des probiotiques demande du temps (4 mois au minimum). A ce jour les résultats sont très intéressants, mais il serait bon aussi de nourrir une flore sous dominante avec des probiotiques naturel (fruits, légumes, kéfir, kombucha, lactofermentés)

Le microbiote intestinal n’est que depuis peu mis en avant. Dans cette flore se trouvent des bactéries, virus et champignons. Il existe 10 fois plus de bactéries que de cellules humaines dans notre corps. C’est un monde fascinant et complexe.



Vitamine D3

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la vitamine D a un rôle neuro-protecteur et son activité immunomodulatrice permet de réguler les médiateurs de l’inflammation, eux-mêmes associés au stress et à la dépression.

De plus en plus de preuves épidémiologiques suggèrent un déficit en vitamine D dans le développement des MICI, mais aussi son influence sur l'évolution de la maladie.



B12


La vitamine B12 est la carence la plus courante chez les personnes atteintes de la maladie de Crohn.

Dans le milieu acide de l’estomac, elle est séparée du substrat alimentaire par les pepsines gastriques. Elle se lie alors à des protéines salivaires dont elle se libère dans le duodénum sous l’effet des protéases pancréatiques. Elle peut alors s’associer au facteur intrinsèque (FI), une glycoprotéine de liaison sécrétée par les cellules pariétales de l’estomac qui a pour rôle de lui faire traverser les parois de l’iléon (bas intestin grêle) pour entrer dans le circuit sanguin.

La vitamine B12 est produite par des micro-organismes(bactéries).


En cas de malabsorption aiguë provoquée par des troubles gastro-intestinaux, des apports à haute dose via préparation orale de vitamine B12 permettent de compenser la totalité des apports manquants. Cela s’explique par le phénomène de diffusion passive : en cas de problèmes d’assimilation 1% de la vitamine B12 est tout de même absorbée par les muqueuses de l’iléon.

Cela signifie que même en l’absence de pepsine, d’enzymes pancréatiques ou de facteur intrinsèque, 1% de la vitamine B12 sera assimilée, d’où l’intérêt des compléments.


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Toutes les formes de vitamine B12

semblent intéressantes pour prévenir

une carence ou une déficience à ce jour.



FER


Les personnes atteintes de la maladie de Crohn ou de colite ulcéreuse sont à risque d'anémie. Si vous souffrez d'anémie, vous avez moins de sang pour transporter l'oxygène vers le reste de votre corps. Environ une personne sur trois atteinte de la maladie de Crohn ou de la rectocolite hémorragique souffre d'anémie. Le symptôme le plus courant est la sensation de fatigue. D'autres symptômes peuvent inclure des étourdissements, des maux de tête, des mains ou des pieds froids, une peau pâle et un essoufflement.

La cause la plus fréquente d'anémie est un faible taux de fer. Avec la maladie inflammatoire de l'intestin (MII), une irritation et un gonflement (inflammation) à long terme de vos intestins peuvent interférer avec la capacité de votre corps à utiliser et à absorber correctement le fer. D'autres causes incluent une perte de sang lente due à des saignements intestinaux, une mauvaise absorption des vitamines et des minéraux (comme la vitamine B12 et l'acide folique) ou des médicaments.


Il conviendra d'apporter une nuance sur le fer et son action inflammatoire intestinale.

Essayer de privilégier des aliments riches en fer comme la spiruline.


Plantes adaptogènes (phytothérapie)


Boswellia serrata (Burséracées)

Le Boswellia ( Boswellia serrata) appartient à la famille des arbres à résine qui sont bien

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connus pour leur huile odorante. Les arbres Boswellia ont un tronc épais qui produit un jus riche en glucides, huiles essentielles et acides appelés « acides boswelliques ». Ces acides semblent être le composant actif de la plante étant responsable de ses capacités thérapeutiques.

Les premières études cliniques suggèrent que la résine Boswellia serrata pourrait être efficace dans les MCI. En 2002, l'Agence européenne des médicaments a classé l' extrait de résine de gomme de Boswellia serrata dans la catégorie des « médicaments orphelins ». Les extraits de résine de gomme Serrata pourraient influencer le système immunitaire de plusieurs manières . Boswellia serrata réprime la formation de leucotriènes via l'inhibition de la 5-lipoxygénase avec l'action de deux acides boswelliques , à savoir l'acide 11-céto-β-boswellique et l'acide acétyl-11-céto-β-boswellique avec une puissante action anti-inflammatoire intestinale et articulaire.

.

Ashwaganda

Les feuilles de l’ashwaganda présentent des activités anti-inflammatoires, antimicrobiennes et immun-modulatrices.


TISANES ET EPS

Mélisse, menthe, camomille romaine, thym, romarin, curcuma, gingembre, guimauve,...

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Pour leur action apaisante, antispasmodique, antalgique et antibactérienne...




HUILES ESSENTIELLES


Gaulthérie, lavande, eucalyptus citronée, menthe poivrée... en massage externe mélangé à une huile végétale.

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Il conviendra d'éviter de prendre des huiles essentielles en interne sans avis de professionnel.



ALOE VERA

Les études incluent des effets protecteur et thérapeutique de l'aloevera sur des facteurs importants sur les MICI induite sur la base d'observations macroscopiques et

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microscopiques, telles que la perte de poids, les lésions tissulaires, la fibrose et l'inflammation dans les tissus du côlon par ses propriétés anti-inflammatoires, antioxydantes et cicatrisantes


L'aloe vera oral pris pendant 4 semaines a produit une réponse clinique plus souvent que le placebo ; il réduisait également l'activité histologique de la maladie et semblait sans danger.


Il existe de nombreux compléments alimentaires j'ai voulu ici retenir ceux dont les résultats d'études me semblaient les plus intéressants et les plus adaptés comme base avec de faible effet indésirables mais c'est une liste non exhaustives évidemment (L-glutamine, argile, omega 3, curcuma, enzymes digestives...)


DOSAGES ET POSOLGIES DES COMPLEMENTS

Les posologies et dosages sont personnalisables au cas par cas


 

CONCLUSION


Les MICI une prise en charge personnalisée et intégrative


La physiopathologie de la maladie de crohn et des MICI permet d’établir des recommandations générales, mais chaque personne malade du Crohn est unique, en fonction de son passé médical, de son terrain, de son hygiène de vie, de l’évolution de la maladie et des facteurs psychologiques.


Une récente étude Cochrane à essayée de déterminer l’efficacité des différents régimes dans le cas des maladies inflammatoire chronique de l’intestin (foodmap, sans résidus, pauvre en glucides), les premières conclusions sont que:

L'effet d'un régime alimentaire guidé par les symptômes sur la rémission clinique est à ce jour celui qui obtient le plus grand résultat.


La prise en charge est individuelle et demande une finesse de la part des thérapeutes pour déterminer les axes de priorité au moment de la prise de contact Les MICI sont des maladies complexes aux causes multifactorielles.


Une approche de médecine intégrative semble la démarche la plus intéressante

Médecine intégrative

Le terme médecine intégrative est utilisé pour désigner le recours simultané à la médecine conventionnelle et aux médecines complémentaires (non conventionnelles) dans le suivi d'un patient. Elle associe deux approches, l’une axée sur la performance technique et le diagnostic, l’autre sur une approche prétendument plus globale et multidisciplinaire de la maladie.


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Il conviendra pour les MICI de s'attacher à une approche globale, intégrative et personnalisée.


___________________




Extrait de ma participation au livre de Jeanne Deumier "Pour en finir avec Crohn"




Les recommandations de cet article ne substituent pas à un avis médical.


 


Sources:

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https://www.jle.com/fr/revues/hpg/e-docs/recepteurs_actives_par_des_proteases_et_pathologies_du_tractus_digestif_267483/article.phtml

https://link.springer.com/article/10.1023%2FA%3A1026682900586

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28025175

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/11215357/

http://www.observatoire-crohn-rch.fr/wp-content/uploads/2015/06/Vit-D-IBD-APT-2014.pdf

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